« Les Pas Perdus » en Algérie et dans les territoires palestiniens

Les « Pas Perdus » en Algérie et dans les territoires palestiniens


Le spectacle « Les Pas Perdus », créé par Elodie Brice et Sarah Nouveau a été en tournée en Palestine en janvier 2011, en lien avec les Instituts Français et le service des relations internationales de la Ville de Dunkerque. Ce spectacle s’inspire de l’histoire du Petit Poucet, et de manière plus générale des contes. Il met en scène une marionnette, le héros de l’histoire, Petit Jean qui, au décès de sa mère, va partir à l’aventure à la recherche de sa marraine. Porté par les contes et les ritournelles maternelles, il va faire, au cours de son chemin, diverses rencontres.

Ce spectacle était joué par Karine Dron et Sarah Nouveau, avec Nicolas Drici à la régie.

Une adaptation du spectacle pour un public non-francophone a été réalisée : en accentuant l’aspect clownesque et le jeu gestuel des conteuses (Madame Josépha et Célestine), l’histoire a été ponctuée de mots arabes, et une bande-son en voix-off palestinienne, à la fin de l’histoire, a été faite, pour l’intervention de la marraine.

Ce spectacle a été joué dans différentes villes palestiniennes : Naplouse, Jérusalem-Est, Ramallah, Béthleem, et des ateliers mêlant danse, théâtre et musique ont été menés auprès d’enfants et d’adultes.

A Ramallah, le spectacle a été joué deux fois, à l’école Saint-Joseph tout d’abord, dans sa belle salle de spectacle, puis sur la scène de la Salle du Camp Al Amari, devant près de 250 enfants !

Pour les deux représentations, une traduction en arabe d’un résumé de l’histoire a été présentée aux enfants. A l’école Saint-Joseph a eu lieu également un temps d’échange autour du spectacle à l’issue de la représentation.

Dans la Salle du Camp Aida de Béthleem, où un grand travail de théâtre et de création est fait avec les enfants, le spectacle a été joué dans une ambiance plus intime et attentive. Là aussi a eu lieu un temps de discussion après le spectacle : des enfants ont bien aimé quand il y avait des cris, des grands gestes, et aussi ils ont bien aimé que Petit Jean finalement trouve sa marraine, « el khalle » (la tante).

 

A l’automne 2012, ce spectacle est parti à nouveau en tournée dans les Instituts Français d’Algérie, à Annaba, puis à Oran et Tlemcen, à travers les relations culturelles entre la Ville de Dunkerque et d’Annaba.

Même si nous savions que le public allait être en grande partie francophone, nous avons adopté le même système que pour les territoires palestiniens : certains mots ont été traduits en algérien, grâce à une amie originaire d’Alger. Cependant, celle-ci nous avait prévenus que les prononciations pouvaient être différentes d’un endroit à l’autre. C’est pourquoi, à chacune de nos arrivées dans les villes, nous avons sollicité une personne pour un petit cours de prononciation…

Dans chaque ville, des ateliers danse et théâtre, accompagnés en direct par Nicolas Drici à la trompette, ont été menés.

A Oran, une belle rencontre a eu lieu avec la troupe de jeunes pratiquant l’improvisation théâtrale : « les Drôlesmadaires ». L’un d’entre eux nous a pris comme cobayes pour sa toute première interview radiophonique.

 

A Tlemcen, Didène, qui travaille à l’Institut Français, nous a fait une visite de cette ville magnifique, avec le mausolée de Sidi Boumédienne, Soufi du 12ième siècle, en nous précisant que les habitants de Tlemcen sont très fiers de leur ville.

Des contacts ont été pris à Annaba pour le projet de création chorégraphique participative « Dunes de Danse ».

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